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Devenir télépilote professionnel : les démarches

Vérifié le 08/11/2026 · Photographe Drone, édité par Prestaprod

L'essentiel

Pour exercer comme télépilote : une entreprise immatriculée (SIRET), un enregistrement d'exploitant sur AlphaTango, les formations adaptées (A1/A3, A2, et selon les missions un cadre de catégorie spécifique) et une assurance responsabilité civile qui couvre réellement l'activité drone.

L'assurance n'est pas imposée en catégorie ouverte en France, mais elle est indispensable pour un professionnel, et obligatoire en Suisse pour tout drone de plus de 250 g.

1. L'entreprise

Comme toute activité professionnelle, la prestation par drone suppose une entreprise immatriculée, avec un SIRET actif. Le choix du statut (entreprise individuelle, société) relève de votre situation : un expert-comptable ou la chambre de commerce vous aide à choisir.

2. L'enregistrement d'exploitant

L'enregistrement en tant qu'exploitant européen d'UAS se fait sur AlphaTango, le portail de la DGAC. Il est obligatoire avant toute activité dès que le drone pèse plus de 250 g ou porte une caméra.

  • Le numéro d'exploitant obtenu doit être apposé sur chaque drone.
  • Un exploitant ne s'enregistre que dans un seul pays européen : celui où il réside ou est établi.
  • Les drones de 800 g ou plus, ou équipés d'un dispositif de signalement électronique, s'enregistrent aussi ; chacun reçoit un numéro au format UAS-FR-….

3. Les formations

  • Attestation A1/A3 : en ligne, gratuite, valable 5 ans.
  • Certificat A2 : formation pratique et examen de 30 questions, 30 €, valable 5 ans. Indispensable pour travailler avec un drone de classe C2 près des personnes.
  • Catégorie spécifique : nécessaire pour voler dans l'espace public en agglomération, au-dessus de personnes ou de nuit. Selon le cas, déclaration d'un scénario standard (STS-01 avec un drone C5, STS-02 avec un drone C6) ou autorisation de la DSAC (SORA, PDRA), avec un manuel d'exploitation.

Les brevets obtenus par simple déclaration ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2026.

4. Le matériel

Le choix du drone découle des missions visées : classe (C0 à C6) selon la catégorie d'opération, capteurs (photo, vidéo, thermique, multispectral, LiDAR), précision de positionnement (RTK) pour la cartographie. Au-delà de 800 g, un dispositif de signalement électronique est obligatoire.

5. L'assurance

  • En France, en catégorie ouverte, l'assurance n'est pas une obligation réglementaire ; la DGAC recommande de vérifier que la responsabilité civile couvre bien les dommages causés par un drone.
  • Au niveau européen, l'assurance est exigée au-delà de 20 kg ; la plupart des États demandent une responsabilité civile.
  • En Suisse, l'OFAC exige une assurance responsabilité civile d'au moins 1 million de francs pour tout drone de plus de 250 g.

6. Les autorisations au cas par cas

Avant chaque mission : la carte des restrictions, les autorisations des gestionnaires de zones, les dérogations préfectorales éventuelles (vol de nuit, demandées 30 jours avant), et l'accord des personnes ou propriétaires pour la diffusion des images.

7. Se faire connaître

L'inscription dans l'annuaire des télépilotes est gratuite pendant le lancement : votre fiche affiche les vérifications réalisées (entreprise, exploitant, formation, assurance) et reçoit les demandes de clients de votre secteur.

Sources